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" La route, notre patrimoine commun" 

Alger, Centre international des conférences Abdelatif-Rehal (CIC)

les 09 & 10 Mars 2019

organisé par L'Association Routière ALgérienne ( ARAL)

 

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Pr F.MEKIDECHE-CHAFA - Directrice de l'ENSTP, Mme.M.MAHIAOUI Enseigante à l'ENSTP, Dr.F.FEDGHOUCHE Enseignant et Chef Département Infrastructures de Base - DIB- à l'ENSTP


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TRAVAUX PUBLICS: Un système de surveillance pour assurer la durabilité des ouvrages d’art

L’entretien fréquent des ouvrages d’art en Algérie nécessite un système de surveillance et de gestion permanent du patrimoine routier, ont souligné, hier à Alger, des experts ayant participé au 4econgrès de l’Association algérienne des routes. «Les ouvrages d’art ont besoin d’un suivi et d’un contrôle permanents pour s’assurer d’une exploitation normale avec un niveau de service acceptable. En Algérie, il y a un manque en matière d’inspection et d’intervention régulières sur ce type d’ouvrages», a indiqué le PDG de l’entreprise Gitra, Rachid Bayasli, lors d’un atelier dédié à l’entretien des ouvrages d’art. Selon lui, les ouvrages d’art doivent faire l’objet de visites périodiques pour vérifier leur fonctionnement, leur comportement mécanique, ainsi que l’intégrité des matériaux les constituant, à travers des «canevas types» conformément à une méthodologie préétablie dans l’instruction technique pour la surveillance et l’entretien de ce type de construction. Suite à ces visites périodiques, les équipes d’entretien peuvent recourir à une inspection détaillée permettant d’établir un diagnostic exhaustif de l’ouvrage, afin d’avoir un «bilan de santé» de l’ouvrage. En effet, «les ouvrages sont des structures vivantes qui n’interagissent avec leur milieu externe et s’influencent mutuellement. Isl subissent des dégradations en relation avec le sol de fondation, les attaques climatiques et l’humidité », a-t-il expliqué. En sus, les ouvrages d’art sont confrontés, tout au long de leur vie, à des trafics routiers ou ferroviaires de plus en plus agressifs. De son côté, la cheffe de projet à l’Organisme national de contrôle technique des travaux publics, Nassima Maâmeri, a plaidé pour une politique de gestion des risques sur les ouvrages d’art notamment ceux liés aux glissements de terrain, tout en insistant sur l’importance demener des investigations géotechniques sur les zones de projets. «Une cartographie des risques très complète sur itinéraires est nécessaire à tout aménagement, en utilisant les systèmes d’informations géographiques qui devront constituer un support d’aide à la décision et un support de base pour les actions à mener», a-t-elle soutenu. L’expert Rabah Arab a mis l’accent sur l’importance de tirer profit des innovations réalisées dans le domaine du renforcement des sols, notamment celles en relation avec les murs de sou-tènement et de remblais renforcés. Le professeur à l’école nationale supérieure des travaux publics, Ferhat Fedghouche, a, pour , appelé à une meilleure collaboration entre architectes et ingénieurs pour réaliser des ouvrages d’art durables, qui prennent également en considération l’aspect esthétique. Selon les données présentées lors de cet atelier, le nombre d’ouvrages d’art en Algérie est de l’ordre de 10.000 unités pour le réseau routier et de 2.000 pour le réseau ferroviaire, dont une grande partie construite au début du siècle nécessitant réhabilitation.